Écrit par Yannick Manuri | Catégorie: Innovation, Sites Internet | Date: 07-05-2009
Un billet déniché sur le blogue de Touché!PHD qui traite de la pertinence de la récente initiative payante de La Presse, soit de rendre le journal disponible en version électronique.
De mon côté, je n’y vois aucune valeur ajoutée autre que la mobilité du journal et la possibilité d’acheter une copie d’archives. Mais bon, peut-êtr e que LaPresse connaîtra un sort différent que celui du défunt Journaldemontreal.com qui avait déjà fait une tentative il y a quelques années mais avait finalement fermé le site.
Ce que je me pose comme question est si ce nouveau mode de distribution fut adopté par pression des lecteurs/abonnés.
Et vous, qu’en pensez-vous de tout ça ?
Source: Touché!phd
Depuis la semaine dernière, un sujet chaud a fait remplir les boîtes de courriels des employés de l’équipe de Touché ! PHD. Même un week-end a été insuffisant pour taire ce flot envahissant de message sur la venue de La Presse dans le monde des quotidiens en ligne.
La Presse, avec son site lapressesurmonordi.ca, a donc rejoint le Journal de Montréal et Le Devoir dans le format numérique si pratique et tellement plus portable. 10$ mensuellement pour avoir La Presse numérique dans le même format que son ‘tache-doigt’ habituel, qui, lui, coûte environ 23$ pour l’avoir moite à sa porte les jours de pluie? Ça me semble vraiment intéressant. Ne vous emballez pas trop vite, j’aime quand même recevoir mon journal et le lire tranquillement le samedi matin accompagné d’un café. Mais la possibilité de pouvoir l’emporter sur mon appareil électronique mobile favori me semble être une belle alternative pour ma lecture quotidienne dans le métro.
La question qui se pose vraiment est : Pourquoi paierais-je pour avoir cette version numérique tandis que toute cette information, et plus encore, est déjà accessible sur l’Internet via des sites comme Cyberpresse, Canoe, Radio-canada.ca, CNN et plusieurs autres ?
Est-ce une tactique pour apporter des revenus supplémentaires à une industrie qui souffre énormément de perte d’abonnements ?
Est-ce par ce format que passe l’avenir des quotidiens ?
Est-ce une plate-forme qui pourrais être utilisée par les publicitaires pour confirmer la parution et le positionnement des espaces publicitaires achetés plutôt que d’attendre des copies papier conventionnelles ?
Adopterez-vous ce nouveau format ?
Le débat est toujours en cours dans la communauté de Touché ! PHD.
Nous attendons impatiemment vos commentaires.

Bonjour Yannick.
Sujet intéressant!
La valeur de La Presse sur mon ordi est justement la mobilité, la possibilité de sauvegarder l’édition en totalité ou en partie, les archives, et la version audio que je recommande pour le plaisir de se faire lire les nouvelles…particulièrement les noms propres! Cela vaut le détour.
Pour répondre à ta question, La Presse n’a pas eu de pressions de lecteurs ou d’abonnés. C’est une plateforme complémentaire à celle de Cyberpresse ou du papier
Je suggère aussi à tes visiteurs de consulter les commentaires suite à l’article sur le blog de TouchéPHD. Voici le lien http://www.touchephd.com/blog/2009/04/wwwmonquotidiensurmonordicom/
En bas du texte suivent les commentaires.
Cela fait des années que La Presse est disponible en version électronique payante et jusqu’ici, la plateforme choisie (Newstand) a été un fiasco total. Très chère pour l’éditeur (Gesca), peu conviviale pour l’utilisateur (format et visionneuse propriétaires), longtemps non compatible avec les Mac. Le lancement de lapressesurmonordi.ca me semble surtout un revamping de leur offre (échec) mais rien de nouveau sous le soleil.
Si je regarde du coté du Devoir, dont nous avons réalisé la stratégie web de 2000 à 2008, il appert que le succès rencontré (Le Devoir a plus d’abonnés électroniques que La Presse et cette activité est aujourd’hui très rentable) repose sur quelques critères que La presse ne respecte pas :
- Donner une valeur ajoutée de services aux abonnés et autres lecteurs payants
- Offrir la version portable du journal dans un format standard et souple(pdf)
- Choisir une approche ou l’argent demandé aux internautes sert à financer le journal et non un intermédiaire technologique externe.
Voilà, c’était mon 20 cents sur une nouvelle qui est plus une opération de relation publique qu’autre chose
Pierre,
Merci pour ton commentaire.
Si ce n’est pas une demande provenant des lecteurs, est-ce que La Presse a fait une étude de marché ou un sondage quelconque pour sonder les abonnés et non abonnés avant de lancer un tel produit ?
Je vais tout de même tenté de m’abonner pour 2 semaines (essaie gratuit), afin de me prêter au jeu et vivre l’expérience de la mobilité !
Pour ce qui est de la version audio, c’est une intéressante approche. Dommage cependant que ça soit un accent français (non local). Ma première impression tombe malheureusement sur cet extrait où la narratrice n’est pas capable de bien prononcer à deux reprises “Abitibi Bowater”.
Cliquez ici
Commentaire courriel d’un lecteur:
Non, mais je trouve que leur nom de site est ridicule.
Sérieux, qui va s’en rappeler ? Et depuis quand on utilise du jargon dans le nom d’un site Web ? « Ordi », come on. On le dit entre nous seulement.
Grand Dictionnaire de l’OQLF : « Le terme ordi est d’un niveau de langue moins soutenu. »
Bref, je trouve ça poche de leur part… Je ne comprends pas pourquoi ils ne font pas des Vanity URL : cyberpresse.ca/XXX
Quand ils publient des liens courts dans leur page Facebook, ils utilisent des TinyURL, c’est pas winner non plus, ils se brandent pas pantoute.
Je suis pas un spécialiste du marketing, je te dis ça avec mes connaissances très très de base, et comme utilisateur aussi.
Je suis un gars de Web, et je me rappelais même pas du nom de leur site jusqu’à ce que je le vois ce matin. Imagine leur internaute cible : quarantaine et qui va même pas sur le Net le soir.
Yannick,
La Presse sonde régulièrement ses lecteurs sur plusieurs aspects de l’offre. La version électronique n’était pas une priorité pour nos lecteurs sondés. Quand aux non-lecteurs, c’est plus une question de contenu que de plateforme Web versus papier.
Effectivement la version audio avec les noms propres mérite le détour! Et le français offert est celui du fournisseur de la plateforme. Hors de notre contrôle.
Pas vraiment de commentaires sur les autres commentaires. Sauf que notre traffic sur Cybepresse est en plein croissance le soir!
Il n’y a pas de nom magique, mais on voulait se différencier de Cyberpresse, et essayer de décrire l’offre qui est celle de La Presse sur mon ordinateur. Une personne qui ne lit pas La Presse ne lira pas plus La Presse sur mon ordi. Un service additionnel à ceux qui le veulent.
Bonne journée à tous et toutes
Je suis un peu pessimiste face à ce nouveau site. Je ne crois pas que les internautes acquiescent à payer pour de l’information en ligne surtout lorsqu’un site connexe comme la Cyberpresse se retrouve gratuitement à offrir passablement les même articles. Mais peut-être veulent-ils remplacer la Cyberpresse par ce nouveau site éventuellement?
La transition du papier au numérique semble très difficile pour les quotidiens d’information et ce, principalement à cause de la culture de la gratuité sur Internet.
Je vais quand même en faire l’essai par curiosité.
JS soulève un très bon point à savoir à qui s’adresse LPSMO versus Cybepresse, versus La Presse papier.
LPSMO s’adresse en premier au lecteur papier, et est une version “electronique” du journal papier. D’ailleur la version LPSMO ne change pas au cours de la journée. C,est le journal qui a été envoyé à l’imprimeur.
La question est de savoir si par cela nous pouvons en plus attirer des visiteurs de Cyberpresse, mais non lecteurs, à un contenu “papier sous format électronique”. La recherche ne peut pas répondre à une question hypothétique.
Donc même si LPSMO s’adresse à nos lecteurs papiers, nous allons pouvoir saisir l’interet réel des internautes envers un modèle “payant” électronique. L’avenir dira.
D’ou l’essai gratuit de 2 semaines, qui suscite beaucoup d’interet en ce moment. On verra. Encore une JS, bonne question.
Pour l’essai de 2 semaines, je crois que les gens sont simplement curieux. C’est gratuit, alors ce n’est pas vraiment engageant.
J’ai essayé hier et aujourd’hui et j’avoue que c’est assez surprenant! Je m’attendais à un format purement pdf mais la malléabilité des articles du site m’a étonné. Mais comme tu mentionnes Yannick, pour l’instant c’est bien… c’est gratuit!!!
Également, je ne vois malheureusement pas de possibilité de fils RSS!!!
1. Une expérimentation !
2. Une action d’atténuation de risque.
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1. Tout le monde —lire : les éditeurs— est à la recherche du prochain modèle d’affaire. Plusieurs expérimentent. Peu ont trouvé et encore moins établit LE nouveau modèle. La pub va rester, sa forme va changer; peut-être que la qualité va enfin surpasser la quantité (le volume, le tirage, les cotes d’écoute) comme base de valorisation alors que le web permet, théoriquement, un ciblage parfait d’un individu… Je crois qu’on verra se pointer plusieurs modèles et qu’après un temps (années), il en restera plusieurs en place, selon les canaux de livraison, selon le contenu.
2. Comme le modèle traditionnel est menacé, plusieurs gros joueurs agissent pour apprendre et préparer la prochaine ère. Hey, on lit ces jours-ci des experts qui font le parallèle entre la situation actuelle qui frappe les médias et le changement imposé par l’invention de Guttenberg…
On est clairement à l’aube d’un changement qui sera marquant.
Je crois aussi qu’on va encore lire notre journal papier pendant quelques années. À moins que Apple ne réinvente aussi le papier ! (après l’ordi, le walkman, le cellulaire et bientôt la télé (mon pari !)
D’un point de vue purement personnel, j’aime bien l’idée et le concept qui en découle. J’habite et travaille à Toronto et pour seulement quelques dollars par mois, je peux maintenant consulter La Presse sur mon ordi tous les jours, sans avoir à débourser le triple du prix pour aller l’acheter chez Indigo.
Certains diront qu’il y avait Cyberpresse.ca pour répondre à mon besoin quotidien d’information, mais ce n’est pas la même chose. Avec le nouveau concept, je peux consulter La Presse dans son intégralité et avec le même traitement, ce qui inclus bien entendu absolument toutes les publicités qu’on retrouve dans le format papier.
Et puis c’est écologique. Bref, ça me sers bien.
[...] LaPresseSurMonOrdi.ca – Qu’en pensez-vous ? Un billet déniché sur le blogue de Touché!PHD qui traite de la pertinence de la récente initiative payante de La Presse, soit de rendre le journal disponible en version électronique. De mon côté, je n’y vois aucune valeur ajoutée autre que la mobilité du journal et la possibilité d’acheter une copie d’archives… (suite) [...]
Bonjour
Je suis une lectrice assidue de La Presse je recevais la version papier tous les jours. J’ai 47 ans et je vais sur mon ordi chaque matin et chaque soir je ne crois pas être seule de ma meute :-6.
La version de la pressesurmonordi.ca est beaucoup plus complète que la version de cyberpresse. De plus la possibilité d’imprimer les articles et même seulement des extraits de ces articles me plais beaucoup.
Pour soulever la question financière 10,00$ au lieu de 23.00$ représente une économie de 156.00$ annuellement.
Pour terminer je ne suis pas Pro environnement orthodoxe mais lorsque j’ai l’occasion je participe. Je crois que cette initiative aide grandement à la diminution de consommation du papier. Avec toutes mes bonnes intentions de conserver des articles pour m’y référer en cas de besoin je démissionnais compte tenu du trop grand volume maintenant j’ai une bibliothèque virtuelle bien étayer
Alors moi je l’ai adopté et ne suis pas à la veille de changer à nouveau à la version papier. je crois même que dans un tel cas je me tournerais vers une autre publication.